Négociations commerciales 2025 : viande, sardines, pâtes… quels prix vont augmenter ou baisser en rayon

Les négociations commerciales 2025 arrivent à leur terme et vous vous demandez peut‑être ce qui va changer dans votre panier. Certaines hausses étaient prévisibles, d’autres surprennent. Et quelques baisses viennent heureusement rééquilibrer le tableau. Voici un point clair pour comprendre, en un coup d’œil, ce qui va coûter plus ou moins cher dans les prochains mois.

Une inflation légère, mais très contrastée

Les discussions entre grandes surfaces et industriels se terminent le 1er mars après trois mois tendus. Elles servent chaque année à fixer le prix des produits de marques nationales vendus chez Carrefour, Leclerc, Intermarché et les autres enseignes. D’après Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, l’année devrait se solder par une inflation d’environ 1%. En apparence, c’est faible. Mais cette moyenne cache de vraies différences selon les rayons.

Viande : des prix toujours en hausse

La viande de bœuf va encore devenir plus chère. Elle avait déjà connu une forte envolée ces dernières années. Selon UFC‑Que Choisir, les prix ont augmenté de 10% entre novembre 2024 et novembre 2025 en grandes surfaces, et même de 12% pour le veau. Si l’on regarde une période plus longue, on arrive à près de 20% de hausse.

Cette dynamique continue en 2026. Le secteur est touché par une crise profonde. De nombreux éleveurs sont partis à la retraite sans repreneur. Résultat : moins d’éleveurs et moins de bœufs sur le territoire. Cette année, la situation est aggravée par la dermatose nodulaire, qui a anéanti plusieurs troupeaux. Même sans cette maladie, la hausse aurait eu lieu. Avec elle, elle sera un peu plus forte.

À lire :  Menus de restaurant : ce que "maison", "façon", "suggestion" et "du chef" signifient vraiment

Sardines : une pénurie qui pèse sur les prix

Autre produit concerné : les sardines. Le Maroc traverse une pénurie. Or, en France, deux conserves de sardines sur trois viennent de ce pays. Une baisse des volumes entraîne mécaniquement une hausse du prix payé en magasin.

Riz, pâtes, blé, farine : des baisses bien réelles

Heureusement, plusieurs produits du quotidien vont coûter moins cher. Alexandre Bompard évoque même une majorité de baisses.

Le riz arrive en tête. Son cours mondial a chuté de 37%. Les distributeurs devraient répercuter cette baisse.

Même logique pour les pâtes, directement liées au prix du blé. Ce dernier a reculé de près de 14% en un an. Conséquence : le prix des pâtes et de la farine devrait suivre la même tendance.

Le sucre est aussi en baisse. Les récoltes de betteraves sucrières ont été très bonnes, parfois jugées « exceptionnelles » par les agriculteurs, comme dans la Somme. Quand la production augmente, les prix ont tendance à reculer.

Chocolat : une baisse attendue… mais pas tout de suite

Le cas du chocolat est plus complexe. En théorie, les prix devraient baisser. Le cours du cacao s’est envolé début 2025, dépassant les 10 000 dollars la tonne. C’est énorme quand on sait qu’il tournait autour de 2 500 dollars en 2023. Depuis, le cours a chuté et est repassé sous les 5 000 dollars en janvier.

Mais les grands groupes comme Ferrero ou Mondelez achètent leur cacao via des contrats signés des mois à l’avance. Quand les prix étaient hauts. Résultat : ils demandent encore des hausses de tarifs aux distributeurs pour protéger leurs marges. Certaines enseignes jugent ces demandes trop élevées, ce qui entraîne parfois des tensions. Des rayons d’Intermarché ont même affiché des messages évoquant des risques de ruptures pour certaines marques.

À lire :  "Carte courte vs carte longue au restaurant : ce que révèle vraiment votre menu sur la qualité des produits"

Café : la détente n’arrivera qu’en 2026

Le café a lui aussi connu une flambée. Les prix de l’arabica et du robusta se sont envolés après des événements climatiques dans plusieurs pays producteurs. Les récoltes ont été perturbées et les cours ont augmenté.

La bonne nouvelle, c’est que les marchés se sont calmés. Les prix baissent. Mais cette amélioration ne sera visible en rayon que l’année prochaine. Le décalage est classique : les stocks déjà achetés coûtent encore cher, donc les prix ne bougent pas immédiatement.

En résumé : qui monte, qui baisse ?

  • En hausse : viande de bœuf, veau, sardines, chocolat, pâte à tartiner
  • En baisse : riz, pâtes, blé, farine, sucre
  • Stable avant baisse en 2026 : café

Les négociations 2025 montrent donc une situation très contrastée. Quelques rayons deviennent plus accessibles. D’autres, au contraire, voient leurs prix grimper à cause de tensions durables dans les filières. Suivre ces évolutions vous permettra d’ajuster votre budget plus facilement dans les prochains mois.

4/5 - (13 votes)
Céleste D.
Céleste D.

Passionnée par la cuisine française et amoureuse des produits locaux, Céleste partage avec finesse les secrets de la bistronomie et l'art du dressage soigné.